Publié par Laurent dans Conseils vélo le 25/06/2026 à 12:32
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Il est huit heures du matin. Je suis sur un sentier de garrigue, quelque part entre les collines provençales et le ciel bleu de mai. Mon vélo est posé au sol. Je ne suis pas à l'arrêt parce que je suis fatigué. Je me suis arrêté parce que, au bord du chemin, un buisson de cistes venait d'éclore. Des fleurs roses, presque translucides dans la lumière du matin. Le genre de chose qu'on rate quand on roule trop vite.
Ce moment — ce petit moment de rien — c'est pour lui que je suis sorti.
J'ai fait de la compétition à vélo. J'ai essayé de m'entraîner à aller vite, à suivre un plan, à surveiller mes données physiologiques. Et j'y arrivais — jusqu'à un certain point. Puis il y avait toujours quelque chose qui m'interpellait au bord du chemin. Une fleur. Une lumière particulière. Un oiseau posé sur une branche. Et je m'arrêtais.
Que vous soyez vététiste, gravel rider, randonneur ou trailer, vous avez probablement vécu ce moment : vous êtes en train d'avancer, concentré sur l'effort ou sur le tracé, et soudain quelque chose attire votre œil.
Une orchidée sauvage au bord du sentier. Un rapace qui plane au-dessus d'une crête. La lumière qui filtre entre les arbres après une montée. Une formation rocheuse que vous n'aviez jamais remarquée alors que vous passez là depuis des années.
En Provence, où je roule le plus souvent, la biodiversité est extraordinaire. En mai, les cistes couvrent les versants de leurs fleurs roses et blanches. L'aphyllante de Montpellier pousse ses petites étoiles bleues sur les talus rocheux. Le lin de Narbonne étale ses pétales fragiles sur les pelouses sèches. L'orchis pyramidal dresse ses épis roses dans les clairières. Et partout, le parfum du romarin, du thym, de la garrigue chauffée par le soleil.
Observer la nature en pratiquant un sport outdoor, ça ne s'improvise pas complètement. Il y a des gestes simples qui font la différence entre passer à côté et vraiment voir.
S'arrêter. Ça semble évident. Ça ne l'est pas. Combien de fois avez-vous continué à rouler ou à courir alors qu'une partie de vous voulait s'arrêter ? Apprendre à s'arrêter, c'est apprendre à écouter ce que l'environnement vous propose.
Retirer ses lunettes. C'est un geste que je fais systématiquement quand je m'arrête pour observer quelque chose. Les lunettes solaires, même les meilleures, modifient la perception des couleurs et de la lumière. Sans elles, les teintes sont plus vraies, le ciel plus bleu, les fleurs plus saturées. C'est une différence subtile mais réelle.
Il y a trois objets que j'emporte maintenant sur toutes mes sorties. Ils pèsent peu, prennent peu de place, et ils ont changé ma façon de vivre l'outdoor.
Une monoculaire. Une petite lunette monoculaire compacte, glissée dans une poche. Elle permet d'observer un oiseau à cent mètres, de distinguer les détails d'une falaise, de voir si l'animal aperçu au loin est un chevreuil ou un renard. Les randonneurs et les naturalistes la connaissent bien. Les cyclistes l'adoptent de plus en plus.
Un smartphone. Pas pour scroller — pour photographier et identifier. Les applications de reconnaissance de plantes et d'oiseaux sont devenues remarquablement précises. En deux secondes, vous pouvez savoir le nom de la fleur que vous avez devant vous. C'est une porte d'entrée vers la botanique, l'ornithologie, la géologie — sans avoir besoin d'être un expert.
Un porte-lunettes sur le guidon. C'est l'objet qui m'a pris le plus de temps à trouver — parce qu'il n'existait pas. J'ai fini par le créer. KOLOLULU est un porte-lunettes breveté qui se fixe sur le guidon du vélo en deux minutes, sans outil. Il permet de poser ses lunettes en un geste dès qu'on s'arrête, et de les retrouver exactement où on les a laissées — visibles, accessibles, en sécurité.
Ce n'est pas un gadget. C'est la solution à un problème que beaucoup de cyclistes ont normalisé : ne pas savoir où mettre ses lunettes quand on s'arrête. Sur le casque, dans la poche, dans le creux du casque posé par terre — toutes ces solutions ont un défaut. Le porte-lunettes sur le guidon n'en a pas.
Je ne prétends pas que la contemplation est supérieure à la performance. Les deux ont leur place, les deux ont leurs adeptes, les deux ont leur beauté.
Mais je pense qu'il y a quelque chose de précieux dans cette façon d'être dehors — lentement, attentivement, les yeux ouverts sur ce qui nous entoure. Quelque chose que nos vies urbaines et connectées nous font parfois oublier.
Laurent est le fondateur de KOLOLULU, marque française d'accessoires vélo. Le porte-lunettes KOLOLULU se fixe sur le guidon en 2 minutes et permet de poser ses lunettes en un geste lors des arrêts.